© Loïc Kersuzan

Découvrez la véritable recette du Far breton et son histoire

On a de cesse de dire que la Bretagne est une terre de phares. Cette fois, celui qu’on a décidé de mettre en lumière est assurément le plus gourmand de tous. Le jeu de mot est facile mais parfait pour vous faire découvrir la recette du Far breton et vous raconter un peu son histoire.

L’histoire de l’une des stars de la pâtisserie bretonne

Il faut remonter au 18e siècle pour retrouver les premières traces du Far breton. À l’origine, c’était une sorte de bouillie à base de farine que l’on servait pour accompagner de la viande. Le plat était alors bon marché, peu coûteux et tenait au corps. Au 19e siècle, la recette du Far breton connaît sa première évolution. Le sucre et le lait viennent s’ajouter à la farine. Plus tard, ceux qui en ont les moyens complètent le mélange avec des œufs et du beurre. Le Far que l’on connaît aujourd’hui est né et sa version sucrée se popularise très rapidement. Néanmoins pour l’époque, il reste un dessert coûteux que l’on ne cuisine que pour les repas de famille ou les grandes occasions.

Et les pruneaux alors ?

Ceux qui suivent auront noté que, jusqu’ici, nous n’avons absolument pas parlé des pruneaux qui sont comme une évidence dans la recette du Far breton que l’on connaît aujourd’hui. Pourtant, le pruneau, ça n’a rien de breton ! Mais vous allez vite comprendre qu’il n’a pas atterri là par hasard. En effet, plutôt reconnu comme étant une spécialité du Sud-Ouest, il a fait son entrée dans les cuisines bretonnes par le biais de nos marins. Ces derniers, plus couramment appelés les Terre-Neuvas, partaient des mois durant pour pêcher la morue dans des conditions extrêmes. Ils échangeaient alors du poisson contre des pruneaux reconnus pour leurs différentes vertus. Effectivement, ce fruit sec riche en vitamines était nourrissant et se conservait longtemps. Il aidait également les organismes de nos valeureux marins à lutter contre le scorbut. Cette maladie, qui était courante à l’époque, se manifestait par une carence accrue en vitamine C entraînant ainsi la mort de nombreux pêcheurs.

Si les pruneaux font désormais partie de la traditionnelle recette du Far breton, notez que d’autres variantes sont possibles. En effet, il n’est pas rare de croiser des pommes, des raisins ou même du chocolat dans les gâteaux de nos boulangeries. Que les puristes n’y voient aucun affront mais simplement une façon de ne jamais se lasser de l’un des plus plébiscités de nos desserts bretons.

La recette du Far breton étape par étape

Votre liste de course

  • 150 gr de farine
  • 100 gr de sucre
  • 25 gr de beurre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 80 cl de lait
  • 5 oeufs
  • une vingtaine de pruneaux (facultatif)

3, 2, 1… pâtissez

  • Préchauffez votre four à 180°.
  • Faites bouillir le lait.
  • Dans un récipient mélangez œufs, sucre et sucre vanillé.
  • Ajoutez la farine et mélangez délicatement.
  • Versez le lait tiédi dans la préparation.
  • Mélangez le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse et homogène.
  • Beurrez un moule rectangulaire (ça, c’est pour faire comme les vrais, mais vous pouvez en réalité en prendre un d’une autre forme aussi !).
  • Ajoutez les pruneaux (ou autre variante de votre choix), versez votre mélange.
  • Enfournez pendant 50 minutes. Si la cuisson n’est pas suffisante, éteignez le four et laissez le Far à l’intérieur.

Pour la dégustation, on vous laisse choisir ce qui vous convient le mieux. Certains vous diront que le Far se déguste tiède et d’autres qu’ils le préfèrent froid le lendemain. À vous de juger !

En bref, vous l’aurez compris, nul besoin d’être un as de la cuisine pour réaliser avec succès la recette du Far breton. Afin de varier les plaisirs vous pouvez également vous laisser tenter par un autre emblème de la gastronomie bretonne, j’ai nommé : le gâteau de beurre.

À propos de Emilie

Produit 100% Charentais passionnée de sport et de nature. J'ai découvert la Bretagne... a contre cœur, (les préjugés ont la peau dure !) et j'en suis repartie en pleurant ! Depuis cette incroyable découverte, il m'est vitale de m'y échapper plusieurs fois par an avec mon vélo. Encore une preuve que tout peut arriver sur un malentendu !