Actility, la start-up bretonne un brin licorne

Tous les jours, de nouvelles dénominations sont créées pour illustrer de nouvelles idées. Ce n’est pas évident de tout suivre et de tout comprendre. Et on ne dirait pas comme ça, mais la Bretagne “pèse dans le game”, comme disent les millenials. En effet, la Bretagne est un berceau, du genre Silicon Valley à l’échelle du beurre salé. Vous connaissez Penn Ar Box, acteur majeur de la propulsion de bonheur salé, par exemple. Et bien, dans une autre catégorie, connaissez-vous Actility ? Ce n’est pas forcément une entreprise à laquelle vous allez avoir affaire au quotidien, et pourtant, elle le facilite. Découvrons ensemble Actility, cette start-up bretonne un brin licorne.

Actility, la start-up bretonne active et utile

La start-up bretonne Actility est née à Lannion, dans les Côtes d’Armor, en 2006. Créée par un quatuor composé de Nicolas Jordan, d’Olivier Hersent, de Boris Dezier et de Bernard Jannes, elle est spécialisée dans l’IoT. Et l’IoT, kesako ? C’est l’Internet des Objets (ou Internet of Things). Actility met en place des systèmes qui permettent une connexion aux objets en bas débit et de longue portée par les ondes radio, via le protocole LoRaWAN. Pour être concret, ce sont des bornes incendie, des panneaux de signalisation voire des lampadaires publics qui se retrouvent connectés grâce à la jeune start-up bretonne.

Connecter les objets entre eux

L’essence même d’Actility est de créer des réseaux qui permettent concrètement à des objets de se connecter entre eux. C’est déjà arrivé en France, avec les TV connectées, les réfrigérateurs connectés, ou les assistants (Google Home, par exemple). Tout est lié, et l’idée d’Actility est développer ces réseaux pour les démocratiser. Sachez qu’Actility intervient également dans le domaine agricole, avec la démocratisation des fermes connectées. Il s’agit là de, réellement, construire un réseau mondial d’objets connectés.

Une progression à l’échelle mondiale

En un peu plus de dix ans, la start-up bretonne a su s’implanter dans le monde entier. En effet, ils signent de très nombreux contrats en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Leur projet consiste à livrer un réseau de bout en bout. Un travail colossal quand on sait que d’énormes entreprises font appel à eux (Softbank, Cisco, IBM…) pour déployer leurs réseaux. C’est un domaine qui a de l’avenir car nous entrons dans une ère sur-connectée. Il semblerait que nous avons besoin de nous lier aux autres par les voies de l’internet.

Une start-up licorne, qu’est-ce que c’est que ce concept, encore ?

Une start-up bretonne et une licorne ? Et puis quoi encore ? En réalité, une start-up licorne est une jeune entreprise qui est valorisée à plus d’un milliard de dollars. Il n’en existe que 179 dans le monde (c’est peu), et seules deux autres entreprises françaises en font partie : BlaBlaCar (site de covoiturage) et OVH (hébergeur de sites web et gestionnaire de noms de domaine). Il s’agit là de nommer des sociétés encore jeunes qui ont réussi à monter un modèle économique solide, appuyé sur une croissance extrêmement rapide (à l’échelle de la création et de la pérennisation de l’entreprise). Le tout financé par des fonds extérieurs. Avant de se concentrer sur les profits et autres mesures de croissance, bien entendu. Notons qu’en 2017, ce sont plus de 70 millions d’euros de fonds qui ont été levés en faveur de la start-up bretonne. Comprenez-vous maintenant pourquoi nous parlons de “licorne” ?

Un besoin de connexion(s) qui crée de l’emploi

Près de 180 personnes travaillent, à l’heure actuelle, pour Actility. Environ 140 d’entre elles sont basées en France, notamment pour la R&D (recherche et développement), concentrées sur Lannion, Caen et Lyon. Le reste des équipes est, bien sûr, installé dans les autres pays dans lesquels notre start-up bretonne intervient. Ce qui fait d’elle une entreprise multinationale. Incroyable, non ?

Nouvel acteur mondial dans le domaine de l’IoT, notre start-up bretonne Actility a de beaux jours devant elle. Nous continuerons d’avoir besoin de réseaux pour nous connecter les uns aux autres au travers de nos objets du quotidien (ou pas). D’ici là, prenons le temps de nous balader, d’écouter un peu de musique et de profiter de ce qui nous entoure.

À propos de Marnie

Marnie mange le beurre au couteau et en dépit des années passées loin de la France, cette fille de marin est restée très attachée à son Finistère. Un peu chauvine sur les bords, elle aime l'idée de montrer sa région sous un angle différent et elle se base sur une philosophie : nul besoin d'ouvrir les yeux pour voir le monde autrement, il suffit d'ouvrir son esprit.