© RAGOT Eugénie

4 raisons qui donnent envie de découvrir l’île d’Ouessant

Si vous manquez d’inspiration pour partir découvrir l’île d’Ouessant, il est fort probable que vous soyez au bon endroit. En effet, ce dernier bout de terre français avant l’Amérique est un eldorado pour les amoureux de nature, de culture bretonne, de sports et de gourmandises. Larguez les amarres moussaillons, on vous emmène sur l’île du bout du monde !

Découvrir l’île d’Ouessant et faire une pause nature

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en Bretagne, des îles ce n’est pas ce qui manque. Pourtant, chacune a sa particularité et si la plupart offrent le sentiment d’être dans un cocon, ce n’est pas le cas d’Ouessant. Elle, c’est plutôt la courageuse du groupe. Au milieu des eaux tumultueuses de la mer d’Iroise, elle résiste chaque année aux coups de vent et aux successions de tempêtes. La navigation y est réputée difficile en raison des courants parfois violents et des nombreux rochers qui l’entourent. Sur l’île, le paysage est très ouvert car on y trouve très peu d’arbres. On peut donc apercevoir l’horizon quelque soit l’endroit où l’on se trouve. C’est pourquoi Ouessant ne donne pas cette impression de cocon comme les autres îles bretonnes.

En breton « Mar Kouez, en emsav » signifie « S’il tombe, il se relève » – proverbe ouessantin

L’île est la plus éloignée du continent et la moins desservie hors saison. Pour autant, on y vient toute l’année avec le souhait de se reconnecter avec la nature. Sur Ouessant, vous ne trouverez pas de superflu. 830 habitants permanents vivent sur ce petit bout de terre de 15 km² au caractère bien trempé. Quelques commerces, administrations, hôtels, restaurants, et … c’est tout ! Mais finalement, qu’attendre de plus quand la nature offre déjà tout ? Des falaises qui surplombent la mer, des grandes étendues herbeuses et des moutons laissés en liberté suffisent à séduire ceux qui s’aventurent à découvrir l’île d’Ouessant.

Plonger dans la culture bretonne

Ce n’est pas un scoop de dire que les Bretons sont attachés à leurs traditions. Parmi elles, il y a celle des moutons d’Ouessant. Ces petits ovins à la toison épaisse et imperméable font partie du paysage de l’île depuis la nuit des temps. Jadis, les familles qui en possédaient les laissaient en liberté de septembre à février avant de les parquer le reste de l’année pour protéger les cultures. Ne soyez donc pas étonnés de croiser des troupeaux de petits moutons aux cornes enroulées sur l’île. La situation est sous contrôle et les Ouessantins sont très attachés à cette tradition.

Pour ceux qui aiment en savoir plus sur ce qui les entoure, il vous faut absolument pousser la porte de l’écomusée d’Ouessant. Vous y découvrirez l’habitat traditionnel de l’île et son mode de vie si particulier qui intrigue souvent. Autre lieu incontournable de votre séjour ouessantin, j’ai nommé l’Eskal. Cette salle de concerts est ouverte depuis 2019 par le musicien Yann Tiersen et permet la tenue d’événements musicaux toute l’année.

Enfin, il est impossible de découvrir l’île d’Ouessant sans s’arrêter au musée des Phares et Balises. Situé au pied du phare du Créac’h, il retrace l’histoire de la signalisation maritime. Indissociables de l’identité bretonne et ouessantine, les sentinelles des mers ont toujours eu un rôle déterminant. Avant leur automatisation, leur activité était un véritable bassin d’emploi pour les Ouessantins. Autour de l’île, pas moins de 5 phares illuminent quotidiennement les côtes. Rassurants pour les marins, ils le sont également pour les insulaires. Habitués à les voir briller, ces derniers entretiennent une relation toute particulière avec leurs anges gardiens.

Partir à Ouessant pour se défouler

Été comme hiver, les sportifs ont la possibilité de pratiquer leurs activités favorites dans un environnement incroyable. En saison estivale, les activités nautiques sont à l’honneur grâce aux clubs de voile, de plongée et à la location de kayaks. Sur terre, les loueurs de vélos proposent leurs bicyclettes dès la descente du bateau. Très peu de voitures y circulent, c’est donc un excellent moyen de découvrir l’île d’Ouessant au rythme que l’on veut.

Hors saison et quand elle se vide un peu de ses touristes estivaux, les randonneurs font leur apparition. Les sentiers à flanc de falaises sont de véritables promontoires qui permettent d’ observer les paysages souvent tourmentés qui viennent avec le changement de saison. Aucune difficulté n’est au programme puisque le relief est relativement plat. Sportifs, débutants, petits et grands peuvent donc profiter des époustouflantes randonnées ouessantines sans exception et sans excuses.

Découvrir ce que l’île d’Ouessant a de meilleur côté gastronomie

Il va de soi qu’à Ouessant, il est possible de se laisser tenter par diverses spécialités bretonnes. Il y a d’abord celles qu’on ne présente plus comme les crêpes, les galettes et autres Kouign-Amann. Mais l’île a aussi ses propres mets. Le Farz Oaled est un plat composé de pommes de terre, de lard, de farine d’orge et de pruneaux. Un truc bien consistant qui tient au corps et qui permet d’affronter les longues journées hivernales.

Dans un autre style mais toujours typiquement ouessantin, il y a également le ragoût d’agneau cuit sous la motte. La particularité de ce plat, c’est son mode de cuisson. Agneau, légumes et pommes de terre sont préparés dans une marmite en fonte. Puisque Ouessant n’a pas d’arbres, il fallait trouver à l’époque, d’autres combustibles pour faire cuire les repas. On se servait donc des mottes herbeuses de l’île. Le ragoût était enfoui sous les tourbes et cuisait pendant 4 heures. Un mode de cuisson lent que les habitants d’Ouessant aiment continuer de perpétuer et qui donne au plat un goût d’herbes fumées.

Finalement, on se dit qu’on a tous une bonne raison de découvrir l’île d’Ouessant. À la fois reposante, gourmande et sportive, elle fait la fierté de ses habitants et des Bretons. Après, si vous voulez encore plus de calme et de promiscuité avec la nature, il ne vous reste plus qu’à partir vous évader sur l’île de Quéménès.

À propos de Emilie

Produit 100% Charentais passionnée de sport et de nature. J'ai découvert la Bretagne... a contre cœur, (les préjugés ont la peau dure !) et j'en suis repartie en pleurant ! Depuis cette incroyable découverte, il m'est vitale de m'y échapper plusieurs fois par an avec mon vélo. Encore une preuve que tout peut arriver sur un malentendu !