© Jacqueline Piriou

7 animaux originaires de la Bretagne

Vaches, cochons, poules…On trouve tous ces animaux en Bretagne, d’autant plus de par la dimension agricole de la région. Mais quels sont les animaux bretons ? Certaines races sont très connues tandis que d’autres le sont moins. Certaines sont endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne vivent que sur un territoire défini, ici la Bretagne, alors que d’autres ont été amenées dans le reste de la France, voire du monde. Petit tour de ferme dans cet article.

Le porc blanc de l’Ouest : plus nombreux que les habitants

On commence par celui qui a un effectif plus important que les habitants, le cochon. Animal emblématique de la région, le porc blanc de l’Ouest mêle histoire et tradition. Rose, avec des oreilles tombantes, le porc peut peser jusqu’à 400 kilos : impressionnant ! Il est en fait le résultat de l’union de deux autres races : le porc Normand et Craonnais. Même si le nombre de porcs en Bretagne est très important, il ne s’agit pas de la race des Porcs blancs de l’Ouest. Cette dernière a au contraire un effectif très restreint avec une petite centaine de femelles.

Les races de poules de Bretagne

La poule Coucou de Rennes : une race sauvée de justesse

La Coucou de Rennes est une poule dite de grande taille, pesant entre 2,5 et 3 kilos. Elle se démarque avec un plumage gris bleuté remarquable. Outre son physique, c’est également une race qui fait partie des meilleures poules pondeuses. Elle est rustique et s’adapte sans problème au climat froid et/ou humide. Malgré son nom plutôt rigolo et sympathique, la Coucou de Rennes, comme d’autres races locales, a bien failli disparaître. En effet, après la seconde Guerre Mondiale, l’industrialisation impose des poules standardisées. La Coucou de Rennes parvient tout de même à perdurer. Elle est aujourd’hui une race prisée, notamment aux tables des grands chefs. Une fierté bretonne !

La poule noire de Janzé renaît de ses cendres

Contrairement à la Coucou de Rennes, la poule noire de Janzé est de petite taille. Elle a un plumage noir donc, avec quelques reflets verts. Elle est originaire de Janzé dans l’Ille-et-Vilaine. Si la race existe encore aujourd’hui, c’est grâce à L’écomusée de Rennes. En effet, la race est reconstituée au fil de croisements suite à un long travail de sélection en amont. Aujourd’hui, la race est connue pour être une prédatrice des frelons asiatiques et autres insectes nuisibles. En effet, la poule de Janzé est assez rustique et sauvage et n’hésite pas à voleter à droite et à gauche pour se nourrir.

Le cheval breton : force tranquille de presque 1 tonne

Le cheval breton fait partie de la catégorie des chevaux de trait. Facilement identifiables, ils sont de grande taille avec une corpulence bien plus développée que les chevaux classiques. En effet, ces animaux peuvent peser jusqu’à une tonne ! Malgré leur physique impressionnant, ce sont des chevaux doux et très sages. C’est pourquoi, le cheval breton et les autres chevaux de trait étaient utilisés dans les champs. Ce sont les animaux qui symbolisent l’agriculture en Bretagne de l’époque. Avec l’arrivée des engins mécaniques, le trait breton s’était un peu effacé, jusqu’à réapparaître au sein des concours d’attelage.

Les races bovines bretonnes

Passons maintenant à un des autres animaux abondants en Bretagne : le bovin

La Pie Noir : la vache Gwenn ha du

La Bretonne Pie Noir est une race de vache typique de la région, preuve en est de sa robe aux couleurs du drapeau breton ! Courte sur patte, c’est une des plus petites races bovines. Cela lui permet de parfaitement s’adapter au climat et sols de la région. Elle est principalement utilisée pour son lait, bien que sa viande soit également réputée. Comme évoqué pour les poules, c’est une nouvelle fois une race qui a failli disparaître et qui l’a évitée grâce à un plan de sauvegarde.

La Froment du Léon et son beurre unique

La Froment du Léon est une autre race bovine typique et endémique de la Bretagne. Elle est souvent de couleur maronné, dit “zain”. C’est une vache connue pour sa grande docilité et son lait d’exception. Très riche en bêta-carotène, il produit un beurre à la couleur dorée-orangée ; du beurre salé bien sûr ! La crème, elle, a une texture parfaite. L’effectif des Froments du Léon est faible avec moins de 500 bêtes.

L’Armoricaine : une race issue de croisement

L’Armoricaine est une vache née au XIXe siècle de croisements entre la Bretonne Pie-Rouge, une race aujourd’hui disparue, et la Froment du Léon avec une race anglaise, la Durham. Elle a notamment été présente dans le centre Bretagne. C’est une vache à la robe dite rouge, c’est-à-dire marron-roux, avec quelques taches blanches. Elle a aussi bien des qualités laitières que bouchères. La race a des effectifs très faibles et est en danger d’extinction.

La chèvre des fossés : “la vache du pauvre”

Surnommée à l’époque “la vache du pauvre”, la chèvre, n’a jamais été particulièrement développée en Bretagne et en France en comparaison d’autres animaux de ferme. Il y a tout de même une race dans l’Ouest qui a su démontrer son intérêt. Une chèvre aux longs poils, rustique, qui vivait dehors, broutait, débroussaillait les talus et donnait du lait : la chèvre des fossés. Également surnommée la “chèvre de l’Ouest”, c’était un animal utile et très docile. En entretenant des espaces verts, elle permettait d’obtenir lait, fromage et viande pour les familles les moins aisées, d’où son surnom. Aujourd’hui, la chèvre des fossés est utilisée dans le cadre de l’éco-pâturage.

Les moutons endémiques de Bretagne 

Le mouton des Landes de Bretagne : le mouton noir

Historiquement, le mouton des Landes de Bretagne se caractérisait par sa laine noire, contrairement au reste des moutons de l’ouest de la France. Néanmoins, le mouton des Landes peut tout de même être blanc. C’est une race réputée pour sa facilité d’adaptation. Aussi bien dans les landes que dans les marais, c’est la race idéale pour entretenir les espaces naturels. C’est le mouton de la Bretagne historique par excellence.

Le mouton d’Ouessant : le plus petit mouton du monde

Originaire et endémique de l’île du même nom dans le Finistère, le mouton d’Ouessant est une race très rustique. C’est en fait une race proche du mouton des Landes de Bretagne, plus petite. Si cette petite taille a au départ fait défaut à la race, elle a ensuite été utilisée pour tondre les pelouses et entretenir les espaces verts. La preuve ? Même la ville de Paris utilise des moutons d’Ouessant pour ses pelouses !

Les chiens de notre région bretonne

Pour terminer cette liste des animaux originaires de Bretagne, passons à un des compagnons préférés des Français : le chien.

L’épagneul breton : le compagnon de chasse idéal

Par ses talents de chasseur et de chien d’arrêt, l’épagneul breton est connu bien au-delà de la Bretagne ! La création de la race date officiellement de 1907 avec la définition des standards. Cependant, son origine remonte bien avant, avec différentes hypothèses quant aux races dont il descend. C’est un chien sportif, de taille moyenne, assez haut sur pattes. En comparaison des autres races d’épagneul, l’épagneul breton a une queue très courte. En termes de caractère, c’est un chien sociable, intelligent et plutôt facile à dresser. Outre ses aptitudes pour la chasse, c’est un excellent compagnon pour les enfants grâce à son bon caractère.

Le Fauve de Bretagne : entre Grand, Briquet et Basset

Le Fauve de Bretagne est une race ancienne divisée en 3 catégories : le Grand, le Briquet et le Basset. Son origine remonte au XVIe siècle, descendant de la race du Griffon Fauve de Bretagne. Aujourd’hui, c’est principalement le Basset Fauve de Bretagne qui a subsisté. C’est un chien de petite taille, à la couleur fauve et au poil court. Comme l’épagneul, il a de bonnes aptitudes pour la chasse. C’est aussi un excellent chien de compagnie, il peut à la fois être calme mais aussi très joueur. C’est un chien qui a besoin de sortir, de faire de l’exercice, de se dépenser. Un bon vivant, comme les Bretons !

Pour conclure, nombre de races d’animaux sont finalement originaires de la Bretagne, et nombre ont aussi manqué de disparaître. Il s’agit principalement d’animaux de la ferme, qui servaient autrefois aussi bien au champ que comme source d’alimentation. Maintenant, c’est le moment pour apprendre le nom de ces animaux en breton !

À propos de Claire Desrues

Originaire de St-Brieuc, je suis très attachée à la région Bretagne ! C'est pourquoi je suis aujourd'hui la social media manager de Port d'Attache. Enthousiaste et passionnée, je suis bien décidée à mettre du vent dans les voiles et garder le cap pour montrer les richesses de notre belle région !⛵️