© Facebook 1001 RADIS de Rennes

Qui se cache derrière les radis de Rennes ?

Vous les aviez remarqués ? Mais si, là, juste au dessus de vos têtes : Les radis de Rennes ! Depuis 2017 dans la ville de Rennes en Ille-et-Vilaine, des radis en polystyrène ont fait irruption sur les façades. À l’origine de ce projet : Ar Furlukin. Mais qui est-ce ? D’où viennent ses projets plus fous les uns que les autres ? Et quelles sont ses ambitions à venir ? Découvrez un artiste assumé et son univers à travers son projet réalisé en 2017.

Les radis de Rennes : Un projet pas comme les autres

Ar Furlukin : Qui est-ce ?

Ar Furlukin est un peintre, sculpteur et poète … Passionné de radis. Vous avez bien lu ! Pourquoi s’intéresse-t-il à ce petit légume rose à tête blanche me direz-vous ? Posez lui la question. Dans ce cas, il vous répondra : « Van Gogh peignait des tournesols, Cézanne des pommes, moi je peins des radis… ». Il se définit comme un artisan qui remet cent fois son travail sur la table, un chercheur toujours assoiffé. Ar Furlukin se dit fou parce qu’il vous emporte facilement dans son monde fantaisiste et léger. Il est rempli de rêves, d’imagination et de projets.

Quelques projets que Ar Furlukin a imaginé et réalisé :

  • 2009 – « La plus grande BOTTE de RADIS du monde » avec l’installation de 1100 « RADIS…hoïdes » sur les fenêtres de la tour de la Sécurité Sociale de Rennes
  • 2012 – Installation d’un « Radis en mosaïque » de 3 mètres de haut avenue Janvier à Rennes
  • 2015 – Après 7 ans de travail, finalisation et installation dans la ville du « RADIS GÉANT DE RENNES », œuvre monumentale en mosaïque de 8 mètres de haut

Son idée principale pour 2017 : Les 1001 radis de Rennes

Pour 2017, son idée est d’installer 1001 radis-gargouilles en polystyrène sur les façades rennaises ! L’objectif principal est d’éveiller la curiosité. En juin 2017 il avait déjà installé 600 radis et son but ultime était d’en installer 1000. L’objectif a été rempli au cours de l’été 2017 ! Sa philosophie avec ce projet était de dire que « On est tous dans la même botte même si on est tous différents ». Comme des radis, vous voyez la métaphore ?

Le procédé est le suivant : Les radis de Rennes sont commandés par les habitants, commerçants pour être accrochés sur leur façade. Ce travail accompli par Ar Furlukin est complètement gratuit. Les habitants peuvent cependant payer s’ils veulent voir leur adresse inscrite sur le radis en question.

Une vague destructrice des radis de Rennes

Un commando dévastateur

En septembre 2017, un groupe anonyme appelle à une cueillette de ces radis via un événement Facebook. Ils publient : « De délicieux radis en polystyrène polluant se mettent à pousser de manière anarchique sur nos façades. Ces légumes terreux et fluos font insulte aux street-artistes et à notre patrimoine architectural ». En bref, ils appellent les internautes à enlever les radis des façades. « Une grande chasse au radis aura lieu le 20 septembre, afin de faire une grosse salade de ce carburant à déchèterie en puissance. Décrochons les radis ! ». L’artiste ne s’est évidemment pas laissé faire …

Réaction de l’artiste et conséquences de ces destructions

Quelques jours avant l’événement prévu, Ar Furlukin déclarait « Sur les 1000 radis, 8 à 10 % ont disparu, soit près d’une centaine ». Il déclare comprendre que sa démarche et son art ne plaisent pas. Ce qu’il dénonce c’est le vol de ces objets qui sont des éléments de propriété privée. Les radis sont effectivement propriété des habitants/commerçants vivant dans les immeubles où sont disposées les décorations. L’artiste se sent alors blessé par cette démarche car selon lui il ne fait rien de mal. Son action avait pour simple but d’éveiller la curiosité.

Sur la page Facebook de l’événement une habitante de Rennes témoigne : « Je ne suis ni pour, ni contre les radis. Ça amuse les gamins qui passent dans les rues, ils jouent un peu à la chasse au trésor. Je vous trouve trop radicaux. Je ne détruis pas tout ce que je n’aime pas, je proteste, je m’exprime. Mais la destruction, non ! ». Et vous, qu’en pensez-vous ?

Heureusement l’histoire se termine bien et nos radis rennais sont toujours en place dans les rues

Ar Furlukin : Ses ambitions toujours plus impressionnantes

Avec le printemps et le déconfinement, Ar Furlukin revient avec ses radis ! Le street artiste contemporain aimerait voir ses sculptures en résine stratifiée pousser sur les places des communes de France. Dans les jardins de la clinique Saint-Yves à Rennes les oiseaux pépient, les patients prennent l’air et un radis en résine trône au milieu du parc. C’est la présentation éphémère du dernier projet monumental du street artiste Ar Furlukin. Des radis, toujours des radis, mais géants cette fois-ci.

« Il y a des gens qui aimeront, d’autres non. Mais j’ai décidé de faire ce qui m’amuse, je veux véhiculer de la légèreté, des choses plaisantes et humoristiques » : Voilà comment Ar Furlukin réfléchis. Un peu de philosophie dans ce monde de brutes !

Encore un mystère résolu ! N’hésitez pas à aller découvrir le compte Instagram de cet artiste quelque peu original, vous découvrirez des projets plus fous les uns que les autres. Vous connaissez à présent tout sur les radis de Rennes mais cette ville ne vous a pas encore livré tous ses secrets

À propos de Sarah Busson

Fraîchement diplômée de son BAC+2, Sarah est une bretonne pure et dure. Elle a alors décidé de prendre les choses en main pour faire connaitre sa région natale sous un regard plus moderne et attractif. Pour elle, le bonheur réside dans les plaisirs simples : family, friends, food and fun !