On tord le cou à ces 8 préjugés sur les bretons

« Ne dis pas que tu n’aimes pas tant que tu n’as pas goûté », voilà exactement la phrase que nous ont rabâché nos grands-mères pendant des années. Vu la ténacité des préjugés sur les bretons, il faut croire que ça n’a pas suffit. Qu’à cela ne tienne ! On n’a pas la sagesse de vos aïeules, par contre on va montrer à ceux qui ont encore un avis tranché sur la Bretagne qu’il n’est jamais trop tard pour changer d’avis.

8 préjugés sur les bretons qu’on va démonter

Préjugé n°1 : en Bretagne il pleut tout le temps

Ah ! Ça démarre fort… Pour certains, la pluie en Bretagne c’est un peu comme une évidence. D’ailleurs si on les écoutait il y pleut 365 jours par an. Nous sommes navrés de vous apprendre que sur l’année 2019, le Finistère n’a terminé qu’à la seconde place du classement des régions les plus humides de France. Pour les septiques qui ne font confiance qu’aux chiffres, en voici la preuve. La palme d’or a donc été attribuée au département des Pyrénées Atlantiques avec un cumul de 1423 mm de pluie sur une année. Le Finistère se hisse à la seconde place avec 1299 mm, talonné de près par les Hautes-Pyrénées et ses 1234 mm.

Maintenant que les chiffres ont parlé, rien de mieux que d’en avoir le cœur net. Bien que second département le plus arrosé de France, notre sélection de comptes Instagram sur le Finistère devrait suffir à nuancer les avis des plus septiques d’entre vous. Une première immersion virtuelle au cœur d’une des régions préférées des Français qui va en étonner plus d’un !

Préjugé n°2 sur les bretons : Ils sont tous marins

Vous ne le saviez pas ? C’est pourtant évident, les bretons sont tous marins. Comme dans le Cantal, où ils sont tous bergers. Alors non, on s’arrête de suite, ce préjugé sur les bretons est inexact. Il est clairement faux de penser que toute l’économie bretonne repose sur une seule et même profession, celle de marin. Il est d’autant plus faux de le penser quand on sait que la Bretagne fait partie des régions françaises où l’on entreprend le plus. Cela fait des années que son attractivité économique n’est plus à démontrer, il est donc temps de changer ce vieux disque rayé !

Cependant, si pour vous cela signifie que tous les bretons sont marins dans l’âme, alors vous avez probablement raison. Bien que le métier de marin-pêcheur ne soit pas l’unique destinée professionnelle de la région, il a effectivement fait vivre un grand nombre de familles pendant 5 siècles. Aujourd’hui, ce sont des histoires que l’on se transmet au fil des générations et qui font partie de l’ADN de chaque breton. Ce lien fort avec la mer, ils le doivent également au fait que chacun des départements possède une façade maritime. D’ailleurs, où que vous soyez en Bretagne, vous êtes à moins de 100 kilomètres du littoral. Pas étonnant que les bretons aient le goût du large !

Préjugé n°3 : bottes, ciré, marinière, la tenue du parfait breton

Forcément, dans une région où il pleut souvent et où tout le monde est marin, on comprend que le dress code soit : imperméable, bottes et marinière ! Sachez néanmoins, que ce n’est pas le costume traditionnel. D’ailleurs ce dernier, nous sommes sûrs que vous le visualisez très bien. Coiffe bigoudène pour vous mesdames, chapeaux ronds pour vous messieurs, de la dentelle et de la couleur qui reviennent sur le devant de la scène grâce à la ferveur des jeunes générations. 

En ce qui concerne la tenue du parfait breton, c’est un cliché qui fait visiblement des envieux. En effet, partout en France, les bottes et le ciré (de préférence de couleur jaune) sont devenus des accessoires de mode que l’on s’arrache. Et on ne vous parle pas de la marinière, qui en plus d’être le vêtement tendance partout dans le monde, est également utilisé par des personnalités pour promouvoir le “made in France”. Une déclinaison qui en dit long sur l’engouement des français pour le tricot rayé longtemps associé aux marins. Pas si ringard ce dress-code de l’ouest !

Préjugé n°4 sur les bretons : le summum du chauvinisme

Il fait partie des préjugés sur les bretons que l’on classerait dans la catégorie « c’est l’hôpital qui se fout de la charité ». Un breton n’est pas plus chauvin qu’un corse ou qu’un basque. Mais oui, un breton est fier de ses racines et aime le montrer. En rien ce trait de caractère ne fait de lui une personne inhospitalière, bien au contraire. Toujours prêt pour faire la fête et payer la première tournée. Toujours prêt pour une partie de palets bretons et enthousiaste de vous faire découvrir sa région. Jamais le dernier non plus pour vous inviter à sa table et vous faire découvrir ses spécialités culinaires. Amoureux de sa région, oui, mais avec le sens du partage !

Préjugé n°5 : le breton est alcoolique

Désolée mais penser qu’un breton consomme plus d’alcool que la moyenne nationale est has-been. En effet, selon une étude de santé publique France datant de 2017, ce sont dans l’ordre, les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et les Hauts de France qui occupent les places d’honneur. La Bretagne ne pointe qu’à la 5e place de ce classement des régions où l’on consomme le plus d’alcool, derrière la région PACA qui doit se contenter de la médaille en chocolat. Bien que ce palmarès prête à sourire, rappelons que trinquer c’est bien, mais avec modération c’est mieux ! 

Préjugé n°6 : « in beurre salé we trust »

Parmi les préjugés sur les bretons, s’il y en a un où l’on ne vous contredira pas, c’est bien celui-ci. Oui, leur amour pour le beurre salé est inconditionnel. Et oui, il est indécent, voire criminel, de leur proposer du beurre doux. Parce que dans leur histoire, c’est un produit noble. Quelque chose que l’on offrait et que l’on partageait. Aujourd’hui devenu l’une des particularités culinaires de la région, le beurre salé donne du goût et de la différence à la gastronomie bretonne. Néanmoins, il n’est pas le seul à faire l’unanimité dans le cœur des locaux. La galette-saucisse, ce met on ne peut plus basique, n’est autre que le repas « sur le pouce » préféré des bretons. Une tendance qui confirme bien que les plaisirs les plus simples sont souvent les meilleurs !

Préjugé n°7 : les eaux bretonnes avoisinent les 5°C 

Cinq degrés ?! D’accord mais en plein été alors. Un peu de sérieux sinon ces préjugés sur les bretons n’auront bientôt plus de limites. Oui, les eaux bretonnes sont plus fraîches qu’en Méditerranée. En effet, les relevés moyens de températures sont sans appel. Selon Météo France et pour la période estivale, les eaux de la mer du Nord et de la Manche oscillent entre 16 et 19°. Dans l’océan Atlantique les températures varient de 19 à 22° quand elles montent jusqu’à 30° en Méditerranée. Mais puisque les écarts à l’extérieur vont également en ce sens, il n’est donc pas plus difficile de se baigner en Bretagne qu’à Nice… Question d’habitude !

Préjugé n°8 : il y en a toujours un pour sortir son drapeau breton

Sur les bords de route, dans les gradins, devant les scènes de concerts, il faudrait être aveugle pour ne pas en apercevoir au moins un. Partout, la présence du drapeau breton est inévitable. Si ce phénomène est parfois perçu comme un complot ou pire, une tentative d’invasion, sachez que vous n’y êtes pas du tout ! La réelle raison de son omniprésence est triple. La première s’explique par le fait que les bretons sont de grands voyageurs. Par conséquent, il est normal de les retrouver aux quatre coins du globe. La seconde, tient dans le fait qu’ils sont très attachés à leurs origines. Brandir le Gwenn Ha Du est une façon de le montrer. Enfin, le drapeau noir et blanc est depuis des années maintenant, reconnu comme un symbole de convivialité et d’unité. On n’y voit pas l’ombre d’un complot nous !

On ne se fait pas d’illusions, on sait très bien que ces préjugés sur les bretons nous colleront à la peau encore un bon moment. Mais on a été ravis d’essayer de vous faire changer d’avis. Et vous savez ce qu’on dit : “il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis”. D’ailleurs, en parlant d’idiots, il serait peut-être temps qu’avec nos voisins normands, on pense à enterrer la hache de guerre…

À propos de Emilie

Produit 100% Charentais passionnée de sport et de nature. J'ai découvert la Bretagne... a contre cœur, (les préjugés ont la peau dure !) et j'en suis repartie en pleurant ! Depuis cette incroyable découverte, il m'est vitale de m'y échapper plusieurs fois par an avec mon vélo. Encore une preuve que tout peut arriver sur un malentendu !