© Comme Un Seul Homme

« Comme Un Seul Homme », l’incroyable tour du monde d’Eric Bellion

Lundi 13 février 2017 à 17 h 58 minutes et 20 secondes, Eric Bellion franchit la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe, un peu moins d’un mois après l’arrivée du vainqueur : Armel Le Cléac’h.  Mais l’important n’est pas là pour le marin amateur. Après 99 jours de doutes, joies et peines, Eric Bellion a réussi son pari : celui de terminer son tour du monde en solitaire. Une aventure incroyable racontée dans le film  » Comme Un Seul Homme « .

Pendant ses trois mois de navigation, le skipper a emmené avec lui pas moins de six caméras. Les cinquante heures de rushs ont donné naissance à un véritable carnet de bord  numérique du navigateur.

Pendant 1 h 30, le film embarque les spectateurs dans le quotidien du navigateur lors des moments clés de son Vendée Globe. Un film à ne pas louper si on a le pied marin.

Trois raisons d’aller voir Comme Un Seul Homme

1- Eric Bellion, le marin atypique

Le Vendée Globe, le rêve de tous marins. Une épreuve magnifique qui demande des années de préparation. Au moment du départ du Vendée Globe 2017, Eric Bellion ne compte que douze jours de navigation en solitaire. Et pourtant, il bouclera son tour du monde à la 9e place du classement général et premier bizuth (novice n’ayant encore jamais disputé l’épreuve).

Des doutes, Eric Bellion en a eu et les premiers sont apparus au vingtième jour de l’épreuve. Le novice se demande si cette course n’est pas trop grande pour lui et songe à abandonner. Mais au fil des miles, le marin tient bon et les doutes laissent place à des moments de joies intenses lorsqu’Eric Bellion atteint par exemple le mythique Cap Horn.

Autant d’émotions que le skipper partage avec son bateau, qu’il considère comme un véritable compagnon de voyage. Il l’encourage et lui parle comme à un être humain. Une relation particulière que le spectateur découvre au fur et à mesure du film.

2- Le quotidien du skipper, entre solitude et efforts surhumains

« Comme Un Seul Homme », c’est aussi une immersion dans le quotidien d’un skipper pendant son tour du monde. Des nuits courtes, des conditions de vie sommaires et une solitude immense, voilà la face cachée du Vendée Globe.

Car un tour du monde en solitaire n’a rien d’une croisière paisible. Le danger est partout et l’océan peut se révéler parfois impitoyable. On y voit le skipper à bout de forces à cause du manque de sommeil. Difficile de trouver du réconfort autour d’un bon repas. En mer, la nourriture lyophilisée est reine !

Une immersion totale

Parfois, le sort peut se révéler cruel. À plusieurs reprises, Eric Bellion a dû procéder à des réparations sur son bateau, souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Trempé par des coups de tabac violents, il a dû veiller à ne pas se blesser ou mettre sa vie en danger, tout en procédant à des réparations parfois physiques.

Mais la solitude restera certainement l’aspect le plus difficile à gérer pour le skipper. L’océan à perte de vue et personne sur qui s’appuyer pour les coups de mous, une situation parfois extrêmement pesante pour le sportif.

On retiendra tout de même l’incroyable jour du 25 décembre où Eric Bellion croise sur sa route Alan Roura et Enda O’Coineen, eux-aussi participants du Vendée Globe. Un moment extraordinaire que les trois skippers n’ont pas manqué de filmer.

3- Des sensations et des images à couper le souffle

Pendant 1 h 30, le spectateur est « bercé » par le bruit de la mer. Enfin plus ou moins… Il faut imaginer une mer déchaînée dont les vagues viennent s’écraser sur la coque du bateau. Aucune bande-son pour harmoniser tout cela. Un aspect brut du film qui permet une immersion complète.

De même, l’utilisation de la GoPro apporte une proximité avec Eric Beillon. Le spectateur vit la course avec le skipper au rythme des dépressions et autres évènements climatiques.

Le film se termine par des plans incroyables de l’arrivée d’Eric Bellion aux Sables-d’Olonne. On y voit plusieurs bateaux et zodiacs accompagner le marin jusqu’à la ligne d’arrivée. Eric Bellion retrouve enfin la compagnie qui lui avait tant manquée.
Amateurs de sensations fortes, de navigation et des voyages en mer, foncez de ce pas voir « Comme Un Seul Homme » !
Et pourquoi pas enchaîner avec une série made in BZH, validée par Port d’Attache : FIN AR BED !

À propos de Anaïs

Passionnée par les voyages, Anaïs a déjà posé ses valises en Angleterre, en Italie et même en Normandie ! Un peu (beaucoup) chauvine sur les bords, elle défend toujours sa Bretagne natale et n’hésite pas à avoir recours à la mauvaise foi (et à son pull « Bretonne ») pour le faire. Outre la Bretagne, la musique, les concerts et la photographie sont ses sources de distraction… Tout comme faire rire ses amis.