4 bonnes raisons de soutenir le sport féminin en Bretagne

La Bretagne est une terre de sports. Avec son million de licenciés répartis dans pas moins de 9000 associations sportives, c’est la région la plus sportive de France. Le monde professionnel sportif masculin n’est pas en reste, avec l’UJAP Quimper, le RC Vannes, le Cesson-Rennes MH, les Albatros de Brest, et les multiples clubs de football bretons. Mais quid du sport féminin ? Plus de la moitié des sportifs sont des femmes, mais elles ne bénéficient pas d’une parité médiatique avec leurs homologues masculins. Je vous propose donc 4 bonnes raisons de suivre et de supporter le sport féminin en Bretagne.

Parce que 4 clubs professionnels se trouvent dans l’élite

Landerneau Bretagne Basket, Brest Bretagne Handball, Quimper Volley 29, Stade Rennais Rugby. Ces 4 clubs pros féminins représentent fièrement les couleurs de la Bretagne dans les plus hautes divisions sportives.

Landerneau Bretagne Basket

Le LBB est tenant du titre de division 2 et joue cette saison pour la première fois en première division. Seul représentant breton, l’équipe compte dans son effectif des anciennes joueuses de la WNBA, la version féminine de la NBA. L’ «american touch», en plein coeur du Finistère.

Brest Bretagne Handball

L’équipe est championne de France 2012, 3 fois vice championne de France, 2 fois championne de France division 2 et double vainqueur de la coupe de France. Un beau palmarès et une statistique affolante : 2 parcours en Champion’s League, le saint graal des compétitions européennes. Aucun club breton tous sports confondus n’a fait mieux. Rien que ça.

Quimper Volley 29

Installées depuis 3 saisons au plus haut échelon national, les joueuses du QV29 deviennent peu à peu une figure de proue du volley féminin. Une pérennisation méritée après un titre de championne de France de division 2 en 2016. Le club attire régulièrement des joueuses internationales, jouant pour les plus grandes nations du volley.

Stade Rennais Rugby

Beaucoup moins populaire surtout en Bretagne, le rugby féminin compte également un club breton parmi ses rangs. Le SRR existe depuis 20 ans, et joue les premiers rôles en Elite 1 (l’équivalent du Top 14) depuis 14 saisons. Aucun titre pour l’instant, mais 2 fois vice championnes de France en 2006 et 2011. Qui a dit que la Bretagne n’était pas une terre de rugby ?

Parce que le football féminin grimpe en popularité

La prochaine Coupe du Monde de football féminine aura lieu en France. La Bretagne accueillera d’ailleurs certains matchs de la compétition à Rennes. Une bonne raison d’aller supporter l’équipe de France qui compte 2 bretonnes, Camille Abily et Griedge Bathy Nka. En parallèle, la Division 1 féminine est devenue au fur et à mesure des années un championnat important.

Son représentant breton est l’EA Guingamp (anciennement Stade Briochin) avec 35 saisons en division 1. Ça force le respect. Plus récemment, d’autres clubs bretons se sont distingués dans le football féminin avec l’ambition de rejoindre leurs homologues costarmoricaines. L’US Saint Malo, le CPBB Football, et le Stade Brestois jouent en deuxième division. A nous de soutenir ces jeunes équipes pour que la division 1 vibre aux couleurs de la Bretagne.

Parce que la Bretagne est connue pour son vivier de sportives

Beaucoup de grandes championnes d’hier et d’aujourd’hui sont originaires de Bretagne. Les bretonnes représentent la France dans un grand nombre de sports individuels, et plus particulièrement dans 2 sports ancrés dans l’ADN de notre région.

Le vélo et les Jeux Olympiques, une histoire bretonne

Cyclisme, VTT, BMX. Nos athlètes sur deux roues brillent à merveille dans la plus prestigieuse des compétitions sportives: les Jeux Olympiques. Nous avons une médaillée d’or de cyclisme sur piste, Nathalie Even Lancien aux JO d’Atlanta (1996). En VTT c’est Julie Bresset qui brille avec la médaille d’or des JO de Londres (2012). Et enfin Laetitia Le Corguillé remporte la 2ème place en BMX aux JO de Pékin (2008).

Le nautisme sublimé par les femmes

Qui dit Bretagne dit sports nautiques. Mais alors, par où commencer ? Par la planche à voile peut être, avec Faustine Merret, médaillée d’or olympique à Athènes en 2004 et qui s’est reconvertie en triathlète il y a quelques années. Ou alors on peut évoquer les performances de Gwendolyn Lemaître, un exemple de réussites avec différents titres en 470 (dériveur en double).

Difficile de faire l’impasse sur la skippeuse Samantha Davies, la plus bretonne des anglaises, qui a pris part aux plus grandes traversées du monde avec son maxi-catamaran Roxy et plus récemment avec l’équipe initiatives-coeur. Elle écrit l’Histoire de la navigation, et prouve que les femmes aussi ont leur place dans cette discipline.

Parce que le sport féminin en Bretagne s’écrit dès demain

Clara Burel, Illona Goasguen, ou encore Marie Le Net. Retenez bien ces noms car elles figurent parmi les espoirs du sport féminin en France et elles sont bretonnes. Clara Burel, une jeune tenniswoman, fait trembler le monde du tennis. Elle est en octobre 2018 numéro 1 mondial au classement junior. Illona Goasguen quant à elle est déjà une surfeuse accomplie. Elle a récemment remporté le championnat de France U18.

Côté cyclisme, Marie Le Net a fait son petit bonhomme de chemin dans les catégories juniors. Elle fait partie des jeunes espoirs françaises dans son domaine. Les clubs aussi ont pris conscience que le sport féminin se devait d’avoir une meilleure visibilité. Le mouvement Support’her, une récente initiative des clubs féminins finistérien (LBB, BBH, QV29) a pour objectif de mettre en avant les sportives et clubs bretons par le biais de différentes actions.

On aurait pu allonger la liste d’athlètes avec Sandra Levenez, Clarisse Agbegnenou, Solenn Désert, Emilie Le Pennec, Marie Riou, etc… Mais il est compliqué de tout traiter, tant il y a de talents dans le sport féminin en Bretagne. Qu’elles s’illustrent dans les sports collectifs ou dans les sports individuels, nous pouvons être fiers de nos athlètes bretonnes. J’espère que cette lecture vous aura donné envie de supporter les clubs féminins et les athlètes de haut niveau de la région. Mesdames, continuez à exceller dans vos disciplines, et en attendant je vous invite à découvrir la belle histoire de Clarisse Crémer ex-joueuse de rugby reconvertie en skippeuse.

À propos de Romain Cuissinat

Brestois pur beurre de part ma mère, j'y suis né et j'y ai grandi. Autant dire que l'air iodé et l'océan, ça me plait. Mais le melting-pot de mon père prend de temps en temps le dessus. Donc le voyage et la curiosité m'attire régulièrement. Je fais partie des chanceux qui, en début de semaine travaillent à Paris, en fin de semaine étudient les pieds dans l'eau - froide - finistérienne et le week-end partagent ses nombreuses passions avec ses amis. A côté de ça, j'écris des articles et crée des vidéos par pure plaisir.