© Marnie

Réussir la recette de la pâte à crêpes

Il faut reconnaître que la Chandeleur est une des innombrables occasions de sortir le bilig (ou crêpière) de son carton. C’est bien beau d’avoir la crêpière… Mais il faut aussi réussir la recette de la pâte à crêpes car sans elle, tout est fichu. Jusque là, tout est logique.

Mais Port d’Attache ne vous oublie pas et vous livre le secret de cet art.

Un tour de main pas comme les autres

Ce qui fait notre renommée dans le milieu de la crêpe, c’est bien entendu toute la finesse d’exécution de nos maîtres crêpiers. Il ne faut pas oublier que l’art de la crêpe est considéré comme tel car il faut, dans un premier temps, réussir la recette de la pâte à crêpes. Puis, dans un second temps, il faut un sacré tour de main et une maîtrise parfaite du rozell pour réussir une belle crêpe. Il faut souligner que cette maîtrise ne s’acquiert qu’avec l’expérience, au fil des crêpes. Ou alors, il y a la formation, évidemment. Par exemple, à l’Université de la Crêpe.

L’Université de la Crêpe de Saint-Jean-Trolimon

Tout d’abord, pour ceux et celles qui l’ignorent, en Bretagne, nous disposons d’une Université de la Crêpe. Vous avez bien lu. Somme toute originale, cette université est localisée à Saint-Jean-Trolimon, dans le Finistère, au cœur du pays bigouden. Elle n’aurait pas pu être installée dans un meilleur endroit ! Cette université propose donc des sessions, divisées en quatre cours de deux heures, qui vous permettront de tout savoir sur les crêpes et les galettes : de leur histoire, en passant par la recette et l’exécution, pour finir sur une dégustation. Un cours tout-en-un sur ce mets tant apprécié des petits comme des grands.

Étant donné que chez Port d’Attache, nous souhaitons vous régaler, nous avons pu nous procurer le nécessaire pour réussir la recette de la pâte à crêpes : la liste et le dosage des ingrédients !

Les ingrédients de la recette de la pâte à crêpes

Ou finalement : comment réussir ses crêpes, sous le conseil avisé de l’University of the Crêpe.

  • 500 grammes de farine de froment
  • 1 cuillère à soupe de farine de sarrasin
  • 200 grammes de sucre
  • 3 œufs entiers
  • 1,25 litre de lait
  • 1 cuillerée de vanille en poudre (facultatif)

D’abord, commencez par mélanger les poudres : farine de froment, farine de sarrasin et sucre (et vanille en poudre si vous avez opté pour la douceur des îles). Ensuite, viennent s’ajouter les œufs que vous pouvez mettre d’un seul coup. Enfin, terminez la potion magique par le lait, que vous verserez doucement tout en remuant.

Ainsi, vous obtiendrez une pâte plutôt liquide (il ne faut pas qu’elle ait la consistance l’eau non plus). Toutefois, laissez la reposer environ 30 minutes, elle n’en sera que meilleure. Et par là, il s’agit bien de sublimer la crêpe avant même sa cuisson.

Profitez de ce temps pour chauffer votre bilig. L’Université de la Crêpe recommande de le faire chauffer à 220°. Mais selon l’ancienneté et le culottage (s’il a été fait au saindoux, au beurre ou à l’huile), vous pouvez ajuster à 200°.

Le rozell est prêt ? Alors crêpez !

Vous n’avez plus qu’à faire selon la tradition bretonne ! Une louche de pâte sur le bilig, le tour de main magique avec le rozell et c’est parti. Quelques minutes et il faudra que le spanel (nom breton de la spatule) retourne la crêpe, qui ne restera qu’une seule minute sur l’autre face.

Évidemment, si vous n’avez jamais manié le rozell, vos crêpes seront…disons, aléatoires, mais elles seront là ! Puis, partez de ce principe : à force d’en faire, vous trouverez votre mojo de la crêpe. Même chose pour la galette de sarrasin, avec laquelle vous pouvez faire bien plus.

Maintenant que vous connaissez le secret pour réussir la recette de la pâte à crêpes, à vous de laisser libre cours à votre créativité et de vous régaler à la bretonne ! N’hésitez pas à nous les partager sur les réseaux avec hashtag #crepedattache !

Un grand merci à Cécile F. de Lesconil pour l’aide apportée lors de la réalisation de cet article !

À propos de Marnie

Marnie mange le beurre au couteau et en dépit des années passées loin de la France, cette fille de marin est restée très attachée à son Finistère. Un peu chauvine sur les bords, elle aime l'idée de montrer sa région sous un angle différent et elle se base sur une philosophie : nul besoin d'ouvrir les yeux pour voir le monde autrement, il suffit d'ouvrir son esprit.
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