Le jour où les pistolets du Capitaine Surcouf ont été volés à Saint-Malo

C’est une véritable chasse au trésor qui prend fin après plus d’un an de recherches infructueuses : les pistolets du Capitaine Surcouf, volés à Saint-Malo en septembre 2017, viennent d’être retrouvés chez un collectionneur de Granville.

La Légende du Corsaire malouin

En Bretagne, le nom de Robert Surcouf n’est pas inconnu, surtout du côté de Saint-Malo. En effet, ce malouin de naissance se fait rapidement remarquer en devenant corsaire à l’âge de 20 ans, écumant les mers et harcelant les marines marchandes et militaires étrangères. La légende du Capitaine voit le jour suite à la prise du “Triton”, un navire lourdement armé qui compte 150 hommes dans ses rangs. A bord du “Cartier”, les hommes de Surcouf, eux, ne sont que 19.

Fin stratège, il tue rapidement les officiers désorganisant ainsi son adversaire : l’équipage se rend après une résistance brève mais violente. Il assoit sa notoriété avec la prise du “Kent”, bâtiment anglais à l’équipage pourtant trois fois supérieur au sien. Rentré au pays en 1801, Robert Surcouf se marie et devient l’un des plus riches et puissants armateurs de Saint-Malo.

Le jour où les pistolets du Capitaine Surcouf ont été volés à Saint-Malo

Nous sommes le 17 septembre 2017, le jour où les pistolets du Capitaine Surcouf ont été volés à Saint-Malo. A l’occasion des Journées du patrimoine, le musée de la Ville ouvre ses portes. Il regorge de nombreux trésors, principalement des objets ayant appartenu à l’un des enfants les plus célèbres de la cité Corsaire : Robert Surcouf. On y distingue notamment deux pistolets, armes originales achetées par le musée malouin à la Ville de Paris en 1953.

Estimés entre 8 000 et 10 000 euros, leur valeur est surtout historique ! Dérobés une première fois dans les années 1960, ils avaient été retrouvés quelques heures plus tard, avant que le navire des deux Anglais auteurs du vol ne franchisse les écluses de la ville. Il semblerait que le vol ait eu lieu cette fois-ci pendant les heures d’ouverture du musée et sans effraction : un vrai mystère !

Un amateur éperdu d’histoire âgé de 36 ans

Le vendredi 16 novembre 2018, le trentenaire se présente dans une librairie parisienne afin de vendre un ouvrage de 1848. Le livre, intitulé « Histoire et description du Mont-Saint-Michel », avait été dérobé à la médiathèque de Granville en août 2017. Alerté par les tampons figurant sur les pages du document, le libraire donne l’alerte. L’homme est interpellé quelques heures plus tard.

Placé en garde à vue, il reconnaît être l’auteur d’une série de vols commis entre 2015 et son interpellation. Une opération d’envergure est alors mise en place par la police de Granville afin de récupérer le butin. A la suite d’une série de perquisitions dans la Manche, les enquêteurs granvillais mettent enfin la main sur ces joyaux, entreposés chez un collectionneur qui n’était pas informé de l’origine frauduleuse de ces pièces. Tous les objets volés vont ainsi être restitués à leurs propriétaires.

Les pistolets de Surcouf vont quant à eux retrouver leur place dans la vitrine du musée de la ville et attiser encore un peu plus la curiosité des visiteurs ! D’ailleurs, savez-vous pourquoi Saint-Malo est surnommée la cité Corsaire ?

À propos de Marie

Vivant d'amour et de beurre salé, Marie est une exploratrice dans l'âme. Mais même après avoir vogué aux quatre coins du monde, c'est à la Bretagne que son cœur reste ancré. Appareil photo en main, cela fait 25 ans qu'elle attend de voir les menhirs danser...
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