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Naoned Eyewear, les lunettes bretonnes qui s’exportent

© Naoned Eyewear
Écrit par
18 Dec. 17

Imaginées et fabriquées à Nantes, les lunettes Naoned Eyewear s’arrachent dans le monde entier. Port d’Attache vous raconte tous de cette sucess-story.

Les lunettes Naoned Eyewear, la marque attachée à la langue bretonne

Nantes : Bretagne ou pas Bretagne ? Si la question fait débat depuis des lustres, Jean-Philippe Douis, opticien et designer de lunettes, clôt le sujet avec sa marque : Naoned eyewear. « Naoned »signifiant Nantes en breton. Port d’Attache vous raconte tout sur ces lunettes à l’esprit BZH.

C’est en 2012 que tout commence  lorsque Jean-Philippe Douis décide de se lancer dans la création de sa propre marque de lunettes.  Aristide Melou, bras droit de Jean-Philippe rejoindra l’aventure un an plus tard.

« L’origine du projet est venue d’un besoin. Dans son magasin, Jean-Philippe manquait de lunettes qui convenaient à ses clients. Il a donc eu envie de créer ses propres modèles. Il a vraiment une appétence pour le design » – Aristide Melou.

Ayant travaillé plusieurs années en Bretagne, Jean-Philippe Douis décide de construire l’esprit de sa marque autour de l’identité et de la langue bretonne.  Ainsi, les supports de communication de la marque et son site web sont traduits en breton. Ce qui a valu à Naoned Eyewear de remporter en 2015 le prix de l’avenir de la langue bretonne.

« Nous souhaitons véhiculer les valeurs et l’image de la Bretagne. Pour cela, nous voulons aller jusqu’au bout et cela passe aussi par la valorisation du breton. » – Aristide Melou

Chaque collection contient une cinquantaine de modèles en quatre coloris. Les différents modèles de la nouvelle collection présentée en octobre dernier portent le nom d’une commune ou d’un cours d’eau breton. La marque est également membre de l’association « Produit en Bretagne » depuis 2016.

De Nantes au Japon en passant par les Etats-Unis

A l’occasion de divers évènements, Naoned Eyewear n’hésite pas à s’associer à d’autres marques bretonnes. En octobre dernier, lors de sa participation au Silmo, le salon mondial de l’optique à Paris, la marque a présenté sur son stand des boites de pâté Hénaff personnalisées ainsi que des bouteilles de Coreff.

« Si on peut créer une synergie avec d’autres marques bretonnes, c’est super. Cela correspond bien à notre état d’esprit. » – Aristide Melou

Que ce soit pour des solaires ou des lunettes de vue, Jean-Philippe Douis joue avec les formes et les couleurs et propose chaque année deux collections.

« Il s’agit vraiment d’une collection d’opticien. Nous créons des lunettes adaptées à la morphologie de chacun. Les lunettes sont avant tout une prothèse que nous souhaitons rendre jolie. » – Aristide Melou

Côté matière première, c’est l’acétate qui est privilégié bien que certains modèles récents se composent d’une partie métallique pour les branches.

Si au tout début, Jean-Philippe Douis ne commercialisait ses produits qu’à ses amis opticiens, la marque compte désormais 450 clients dans toute la France et une centaine dans le reste du monde.

« Nous sommes présents en Amérique du nord ou encore au Japon. » – Aristide Melou

Une expansion fulgurante en somme. C’est aussi une manière de promouvoir le savoir-faire à la française à l’étranger puisque les lunettes sont pour la plupart fabriquées à Nantes mais aussi  dans un autre site près de Montargis.

« C’est super car à l’origine, c’est histoire de copains. Au début, nous étions deux dans le garage de Jean-Philippe et maintenant nous sommes sept dans les bureaux à Nantes. Aujourd’hui, la marque marche puisque nous couvrons la France entière. Nous espérons que cela va continuer ! » – Aristide Melou

On dit souvent que l’on retrouve des bretons partout dans le monde. L’adage s’applique aussi aux lunettes Naoned Eyewear qui s’exportent bien au-delà des frontières bretonnes.

Anaïs

Passionnée par les voyages, Anaïs a déjà posé ses valises en Angleterre, en Italie et même en Normandie ! Un peu (beaucoup) chauvine sur les bords, elle défend toujours sa Bretagne natale et n’hésite pas à avoir recours à la mauvaise foi (et à son pull « Bretonne ») pour le faire. Outre la Bretagne, la musique, les concerts et la photographie sont ses sources de distraction… Tout comme faire rire ses amis.

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