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Connaître les noms des côtes du littoral breton sur le bout des doigts

Écrit par
16 Oct. 17

Comme vous le savez désormais, le littoral breton s’étend sur plus de 1000 km, à travers les côtes escarpées, les falaises ou les longues plages. Vous avez pu remarquer le lien qui unit les bretons à la mer. Une sorte de connexion indéfectible et mystérieuse, qui n’a d’égal que les légendes qui bercent doucement les vents marins soufflant vers les terres. Ces kilomètres de côtes sont découpés en tronçons distingués. Et si le nom de certains d’entre eux vient simplement de leur position géographique ou de leur condition géologique, en revanche, pour d’autres il découle de tout un tas d’histoires. Partez avec nous à la découverte de ce littoral breton, en bordure des terres mais au cœur de l’esprit.

Côte d’Émeraude

Cette côte prend place entre le Cap Fréhel et Cancale. Si elle porte ce nom, c’est grâce à un seul homme : Eugène Herpin. À la fin du XIXe siècle, cet avocat de Saint-Malo écrit un guide local, décrivant la ville et son littoral. Le contenu de ce guide le satisfaisait mais il lui était impossible de trouver un titre adéquat. Un jour, alors qu’il se balade en bord de mer accompagné de ses deux sœurs, l’une d’elle s’étonne de la couleur émeraude de l’eau. L’idée lui vient immédiatement : “Côte d’Émeraude”. C’est comme ça qu’Eugène Herpin baptise une partie du littoral breton (et aussi son guide touristique de Saint-Malo).

Côte de Goëlo

La Côte de Goëlo se situe dans les Côtes-d’Armor (22). Elle s’allonge depuis la baie de Saint-Brieuc jusqu’à l’embouchure du Trieux. Elle appartient au pays de Trégor-Goëlo, fort d’un héritage historique datant du début du premier millénaire. C’est un condensé de ce que la Bretagne a à offrir : plages, falaises, ports de pêche, îles, petites villes authentiques à la bretonne…

Côte de Granit Rose

De manière évidente, cette côte doit son nom à sa géologie singulière. En breton, « côte de granit rose » se traduit par Aod ar vein ruz, ou “côte des pierres rouges”. Entre Trébeurden et Perros-Guirrec, ce morceau du littoral breton est unique en son genre. Protégée depuis 1901 par la première association “loi 1901” créée en France (le Syndicat artistique de protection des sites pittoresques de Ploumanac’h), la côte continue de ravir inlassablement les nombreux touristes et les locaux qui s’y rendent. Pour cause, la formation géologique unique offre des paysages aux couleurs magiques, changeantes au gré des différentes lumières de la journée. L’emblème de cette côte ne saurait être autre que le phare de Ploumanac’h, grande entité granitique surplombant la jetée et l’entrée du port.

Ceinture Dorée

La Ceinture Dorée s’étend à cheval entre les Côtes-d’Armor et le Finistère, sur le Trégor et le Léon. C’est une zone du littoral breton qui bénéficie d’un climat étonnamment doux et de sols agricoles extrêmement riches. Ainsi, le nom de Ceinture Dorée est apparu à la fin du XIXe siècle. Et ce, en raison des richesses accumulées grâce au commerce très fructueux occasionné par une forte activité maraîchère et portuaire. La SICA de Saint-Pol-de-Léon, héritage de cette région fertile de la Bretagne, est le premier groupement de producteurs de légumes, et premier groupement horticole de France.

Côte des Légendes

La Côte des Légendes est un surprenant bout du littoral breton. Il s’agit de la pointe nord-ouest du Finistère, placée entre la Pointe du Conquet et Plouescat. Elle englobe la côte des Abers, petit tronçon comprenant les Abers Ildut, Benoît et Wrac’h. On dit que c’est la Côte des Légendes car on y raconte qu’un soir, jadis, sur la plage de Brignogan, une famille de géants aurait fait un concours de lancer de rochers dans la mer. Aujourd’hui, on peut encore en voir le résultat, avec ces nombreux rochers dépassant de la mer. Cet endroit est aussi nommé “Côte des Naufrageurs”, en allusion à l’époque où les paysans allumaient des feux pour égarer les navires. Inévitablement, ils s’échouaient parmi les rochers et étaient alors pillés. Mais n’ayez crainte, c’est une époque révolue. Désormais, la Côte des Légendes est un magnifique endroit à randonnées, balades dominicales ou farniente sur la plage.

Côte d’Iroise

Presqu’île de Crozon, Pointe du Raz, Pointe du Conquet, ça vous parle ? Vous y êtes déjà allé ? Et bien vous étiez sur la Côte d’Iroise. C’est littéralement tout le littoral occidental du Finistère, aussi appelé “Mer d’Iroise”. Côte assez longue, elle se prolonge depuis l’Aber Ildut jusqu’à Penmarch (où commence la Côte de Cornouailles). Zone très escarpée du littoral breton, elle regroupe de nombreux sentiers de randonnée à flanc de falaise. L’origine de son nom n’est pas certaine, mais il est probable que ce soit dû à nos amis Irlandais, venus s’installer en ancienne Bretagne aux environs du VIe siècle. Ce n’est pas récent. Pour autant, le nom “Iroise” n’a été attribué à cet endroit qu’au milieu du XXe siècle.

Côte de Cornouaille

La Côte de Cornouaille représente la partie sud du Finistère, s’étendant entre Penmarch et Pont-Aven. Parsemée de plages, de falaises et de petits ports de pêche, c’est l’une des plus belles côtes de Bretagne. Effectivement, c’est quand même sur cette côte que l’on retrouve la Pointe de la Torche, Bénodet, Concarneau, et même l’Archipel des Glénans. Son nom viendrait d’un héritage linguistique. Car en latin, Cornouailles se dit Cornugallia, ou “Coin de la Gaule”. Pourtant ce n’est pas la seule hypothèse. Mais il est aussi dit que ce nom proviendrait des émigrés bretons qui l’auraient appelée Kernow en raison de leur origine : la Cornouaille anglaise !

Côte des Mégalithes

Située le long du Golfe du Morbihan, entre la Baie de Plouharnel et la rivière Saint-Philibert, cette côte abrite la ville de Vannes, la presqu’île de Quiberon, mais surtout, Carnac. C’est aux mégalithes de Carnac, et aux autres alignements présents dans la région, que cette côte doit son nom. En effet, le Morbihan est une zone qui possède bon nombre de sites mégalithiques, attirant beaucoup de curieux, venus découvrir les nombreuses légendes et histoires qui y sont liées. Ceci dit, les mégalithes ne sont pas le seul intérêt de la Côte des Mégalithes. Les très nombreuses plages et stations balnéaires de cette partie du littoral breton en font l’un des plus hauts lieux touristiques de Bretagne.

Côte d’Amour

La Côte d’Amour est la partie du littoral breton qui longe la Loire-Atlantique. Elle s’étend de la commune de Mesquer jusqu’à l’embouchure de la Loire (Saint-Nazaire), englobant les îles, dont la presqu’île de Guérande. Elle porte un nom très poétique, la Côte d’Amour. Pourtant, elle doit son nom à un simple suffrage élaboré par un journal hebdomadaire, La Mouette, en 1913. En effet, au début des années 1910, cette zone du littoral était très prisée par les touristes. Ils venaient se détendre sur les plages et dans les stations balnéaires de Loire-Atlantique, notamment à La Baule. Depuis, ce nom a été perçu comme un moyen d’accroître l’attraction de la région. Mais comme on le sait tous, désormais, la Côte d’Amour n’en n’a plus besoin pour être attractive.

Côte de Jade

La Côte de Jade commence à Saint-Brevin jusqu’aux Moutiers-en-Retz, le long du Pays de Retz. Elle doit son nom à la couleur de ses eaux et ses reflets verts très spécifiques (notamment en été). Pour autant, ce n’est pas en regardant la mer que le maire de Bernerie, Louis Gautier, a trouvé ce nom évocateur, en 1930. Mais plutôt en regardant ses chaussettes ! Alors que la région avait décidé d’organiser une réunion afin de trouver un nom à la côte, ce matin-là, Louis Gautier mit ses chaussettes et eut une révélation : elles étaient de la même couleur que la mer ! Quand il demanda à sa femme de poser un nom sur la couleur du tissu, celle-ci répondit : “Jade”. Le nom était trouvé. Depuis, il a été adopté et il continue d’être utilisé pour désigner cette côte qui s’habille de couleur jade au gré de la lumière.

Si cette liste est assez exhaustive, néanmoins, il n’en est rien de ces histoires sur les noms des côtes bretonnes. Chacune d’elle recèle un nombre incroyable d’histoires vraies et de légendes que nous ne pouvons tout simplement pas vous détailler : ce serait beaucoup trop long. Ceci dit, de nombreux ouvrages historiques sauront satisfaire les plus curieux d’entre vous. Aussi, pensez à vous rendre sur place, car c’est un bon moyen de découvrir davantage le folklore propre à chaque parcelle du littoral breton.

Marnie

Marnie mange le beurre au couteau et en dépit des années passées loin de la France, cette fille de marin est restée très attachée à son Finistère. Un peu chauvine sur les bords, elle aime l’idée de montrer sa région sous un angle différent et elle se base sur une philosophie : nul besoin d’ouvrir les yeux pour voir le monde autrement, il suffit d’ouvrir son esprit.

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