Comprendre les avantages du locavorisme

Les avantages du locavorisme sont nombreux. Cette pratique met en avant un modèle de consommation unique, qui n’est plus tout jeune. En effet, il s’agit de consommer des produits provenant d’un rayon de 250 km maximum autour de son domicile. Avant l’industrialisation et la mondialisation, c’était ce qui se faisait de mieux. Des produits frais, locaux et assurément de saison.

Le locavorisme, petra eo se*, capitaine ? Les avantages du locavorisme

Désormais, nous pouvons aisément oublier toute notion de saisonnalité ou de suremballage. Car aujourd’hui, il est facile de pouvoir trouver tout ce qu’on cherche à n’importe quel moment. Le distributeur veut combler chacune des envies du consommateur. Il s’en donne donc les moyens (et les demandes, par la suite…).

Avec la mondialisation, nous avons pris l’habitude de pouvoir tout acheter directement au supermarché.

Ce qui en résulte, c’est une alimentation déréglée, une planète surexploitée, des importations et exportations coûteuses… Tant de points négatifs qui font des consommateurs des victimes ! Pourquoi ? Parce que les produits sont de moindre qualité pour alléger la note finale. Et si vous voulez acheter un produit correct ou de bonne manufacture, la note sera salée. Ce sont en partie des raisons qui ont poussé le locavorisme à retrouver sa voie vers les foyers.

Consommez local, consommez breton, consommez mieux !

En Bretagne, nous avons toujours été très fiers de nos productions locales. Nous apprécions notre cuisine, et adorons la faire découvrir autour de nous. C’est une de nos nombreuses fiertés, celles qui font de nous des personnes un peu chauvines… Certes. Mais en attendant, cela nous permet également de privilégier une alimentation en circuit court. Et qui dit circuit court dit économies tant pour le porte-monnaie que pour la planète. De plus, le producteur à qui vous achetez vos légumes, votre viande ou vos produits cosmétiques, n’est pas biaisé par les intermédiaires qu’il faut rémunérer au passage. En plus de consommer des produits frais, de saison et dont vous connaissez la provenance, un autre des avantages du locavorisme est la réduction de l’empreinte carbone. Un point non négligeable, à l’heure où les associations sonnent l’alarme.

À la mode… ou mode de vie ?

Depuis une bonne décennie, la vague bio a envahi notre quotidien : fruits et légumes, farines, crèmes cosmétiques, tout y passe. Mais, ne serait-on pas en train de suivre une mode ? Nous pouvons dire que les supermarchés, eux, suivent la masse de leurs concurrents, qui eux-mêmes copient les leurs. Leur principal objectif est d’attirer cette clientèle exigeante, celle qui mange et vit bio. Pourtant, depuis maintenant deux ou trois ans, il nous est mis sous le nez que le bio du supermarché n’est pas si joli que ça.

Les producteurs ne sont pas rémunérés comme ils le devraient, les techniques de production sont parfois largement répréhensibles…

Alors que, finalement, il y a de très nombreux producteurs, près de chez nous, qui proposent à la vente directe leur propre production ! Pas d’intermédiaire, pas de transport, pas d’emballage. Pourquoi alors ne nous étonnons-nous pas de trouver kilo de courgettes, en décembre, alors que la saison est passée ?

C’est là tout l’avantage du locavorisme. Si la ferme près de chez vous n’en propose pas, alors les courgettes farcies attendront le mois de juin. Décembre, c’est le mois de la butternut, qui pousse très bien en Bretagne. Adaptez vos recettes !

Une passion qui s’invite dans les restaurants aussi

Évidemment, les restaurants ne sont pas en reste. Une grande partie d’entre eux joue la carte du local et du terroir breton. Avec l’avènement des émissions de télévision comme Cauchemar en Cuisine, les clients sont beaucoup plus méfiants, et les restaurateurs doivent donc montrer patte blanche. C’est pour ça qu’aujourd’hui, les cartes des restaurants proposent des produits locaux et de saison, pour magnifier les produits du terroir. Notre région possède énormément de terres agricoles, entretenues par des agriculteurs qui veillent au grain sur leurs récoltes. Ainsi, ils offrent à tous l’opportunité de manger bien, de manger bon, de devenir locavore, en somme !

La solution de facilité et d’efficacité : l’AMAP

Vous nous direz alors que vous voulez bien manger local et bénéficier de tous les avantages du locavorisme cités ci-dessus, mais que vous n’avez pas envie de rouler 100 kilomètres, pour faire vos courses. Et c’est normal. A quoi bon vouloir réduire l’impact carbone si c’est pour rouler aux quatre coins de votre département pour acheter de bon produits ? D’où la création des AMAP : Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne.

Ces AMAP regroupent paysans et consommateurs prêts à s’engager dans la démarche du consommer local. Chaque AMAP est spécifique. Par exemple, dans celle de Quimper, Libertaterre, vous retrouverez un producteur de légumes, un autre de viande, un boulanger et un producteur laitier. De quoi se ravitailler de manière hebdomadaire en produits frais et locaux.

Chaque département breton (et de France) dispose de plusieurs AMAP, qui sont uniques.

Certaines proposent plusieurs lieux de distribution, mais souvent il n’y a qu’un seul rendez-vous par semaine. Renseignez-vous après du site reseau-amap.org, qui vous indiquera toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous aussi, enfin, bénéficier des avantages du locavorisme !

En tant que bretons, nous pouvons largement changer notre manière de consommer. Que nous soyons plutôt viande, exclusivement légumes ou plutôt poissons, notre région est à la fois riche de ses terres et de ses eaux. Profitons de cette chance et commençons dès aujourd’hui à agir pour une meilleure consommation au quotidien. Il ne s’agit pas seulement de notre alimentation. Les avantages du locavorisme ne se limitent pas au bout de notre assiette. Des entrepreneurs bretons innovent chaque jour pour nous proposer à nous, consommateurs du territoire, des vêtements, objets, et autres cosmétiques produits en Bretagne. Pourquoi se priver de produits que notre chère terre pur beurre a à nous offrir ?

*petra eo se = kesako = qu’est-ce que c’est en breton

À propos de Marnie

Marnie mange le beurre au couteau et en dépit des années passées loin de la France, cette fille de marin est restée très attachée à son Finistère. Un peu chauvine sur les bords, elle aime l'idée de montrer sa région sous un angle différent et elle se base sur une philosophie : nul besoin d'ouvrir les yeux pour voir le monde autrement, il suffit d'ouvrir son esprit.
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