© Yannick Vandenthoren

Connaissez-vous l’histoire du producteur de café et chocolat Grain de Sail ?

Si vous avez un jour été vous balader à Morlaix et que vos pieds vous ont emmené jusqu’au bout du port, il se pourrait que vous soyez tombé sur les bureaux de la petite entreprise morlaisienne productrice de café et chocolat Grain de Sail. Fondée en 2010, le challenge que se sont fixé les fondateurs de Grain de Sail n’était pas des moindres et pour preuve, il leur aura fallu presque 10 ans pour y parvenir : Associer un réseau de transport maritime, à la voile, à une activité de transformation agricole. Pour y arriver, pas de secret, il faut y aller étape par étape.

Première étape, un café d’exception

La première “sous-marque” lancée en 2013 par Grain de Sail a été les cafés de la Torréfaction de la baie. Installé dans un ancien entrepôt sur l’écluse à Morlaix, ils commencent par apprendre les bases de la torréfaction et voyagent afin de trouver leurs producteurs bio de cafés.

Deuxième étape, du chocolat en veux-tu en voila

Après cette première experience fructueuse, en 2016, ils lancent leurs tablettes de chocolat avec toujours cette même idée en tête “créer un produit d’exception et de qualité”. En plus de créer un produit délicieux, ils décident de collaborer avec un ESAT.*

*Les Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) sont des établissements médico-sociaux qui ont pour objectif l’insertion sociale et professionnelle des adultes handicapés.

En juillet 2019, Grain de Sail avait produit environ 20 tonnes de cafés et 150 tonnes de chocolat, l’équivalent de 1,5 millions de tablettes de chocolat.

Troisième et dernière étape, le transport de café et chocolat Grain de Sail en voilier

Au coeur de la société, une philosophie est prédominante demeure : permettre aux clients de consommer des produits d’exception venant de loin sans être pénaliser par un impact environnemental.

Pour y arriver, deux options s’offraient à eux : acheter un vieux navire, à l’exemple de Tres Hombres, ou en construire un sur mesure. Ils choisissent la deuxième option et se lancent dans l’aventure de construire un premier voilier de 22m de long, capable de transporter 35 tonnes de marchandises.

Un projet de cette ampleur coute assez cher et il serait dommage d’utiliser le voilier à vide pour aller chercher les marchandises en Amérique. Pour palier à cela, ils imaginent une route “commerciale” en triangle : Départ de France avec des vins bio vers New York. Ils descendent ensuite vers l’Amérique du Sud et reviennent en France chargés de fèves de cacao et grains de café.

Le premier voilier devrait sortir du chantier naval en 2020. A termes, ils voudraient construire une flottille complète de bateaux et naviguer entre différents sites de production dispersés un peu partout autour du globe. Un beau projet qui sent bon l’iode et le voyage, de quoi nourrir l’image du breton voyageur. Alors reprenons donc un café et allons rêver avec ces bretons qui sont loin de chez nous.

À propos de Yannick

Après être né et avoir vécu en Belgique, ses racines bretonnes et son attrait pour la mer ont finalement réussi à le faire déménager en Bretagne. Curieux de tout, il n’est pas le dernier pour s'essayer à de nouvelles expériences : des sports, des voyages, de la musique et les bières bretonnes qui fleurissent un peu partout.
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