© Erick Le Bourhis / Maison Jouffe

Brastis, le pastis breton pour l’apéro

C’est le buzz breton du moment, la maison Jouffe a récemment créé le premier pastis breton : le Brastis. Coup d’oeil sur ce petit pied de nez aux marseillais.

Une brève histoire du Brastis… pastis, pardon

Si on boit des pastis par temps bleu aujourd’hui, c’est un peu grâce à l’absinthe et au gouvernement. En effet, en 1915, la France interdit les boissons alcoolisées tel que l’absinthe. Mais grâce à une faille dans la loi, les distilleries ont continué à produire des boissons à base d’anis.

Après quelques essais infructueux, et une autorisation pour distiller des alcools jusqu’à 40°, Paul Ricard crée le vrai pastis de Marseille en 1932. Son breuvage traversera les guerres, de nouvelles interdictions, etc… jusqu’à se retrouver dans nos armoires et sur nos tables à l’heure de l’apéritif.

La genèse du pastis breton

C’est un peu sur un coup de tête que le Brastis a vu le jour. Laurent Jouffe est producteur de spiritueux et a l’habitude de proposer ses alcools (cognac, calvados ou rhum) en guise d’apéritif. Mais ses amis préfèrent souvent un pastis. Il n’en fallait pas moins pour que l’idée du pastis breton germe dans l’esprit de notre expert / entrepreneur.

Il se met au travail et fait un certain nombre d’essais, ou d’assemblages comme on dit dans le jargon. Il rassemble ensuite ceux qu’il appelle désormais les parrains du Brastis : un groupe d’amis friands du breuvage anisé qui va goûter et sélectionner le produit final.

Pour la bouteille, il demande un coup de main à son neveu Julien Saillard-Jouffe, lui même fan de pastis. Il imagine pour le pastis breton une bouteille en forme de phare qui rappelle à tous que le Brastis est bien d’origine bretonne.

Quel est la recette du Brastis ?

La recette du Bastis ne déroge pas à la règle des autres pastis. Prenez de l’anis, de la réglisse, de l’alcool et du sucre, ajoutez-y vos ingrédients secrets, distillez et dégustez. Ensuite, tout est affaire de savoir-faire et de sensibilité. Créer un alcool est une affaire de chimie, mais aussi d’équilibre entre plusieurs ingrédients afin de trouver le goût parfait Lorsque le breuvage est prêt, pour la dégustation, il suffit d’ajouter un trait d’eau et deux glaçons… enfin cette partie-là, vous connaissez normalement !

La réaction des Provençaux ?

Nous n’avons pas été sur place pour demander l’avis des vrais grands amateurs de pastis. Mais d’après Laurent Jouffe, lorsque qu’il présente le produit en dégustation, il y a tout d’abord une réticence avant que la curiosité ne l’emporte et que le public ne goûte le pastis breton. Désormais vous n’aurez plus d’excuse lorsque les cousins provençaux viendront vous rendre visite : au lieu du chouchen, vous leur proposerez un petit verre Brastis.

À propos de Yannick

Expatrié en Belgique depuis sa naissance. Il se forge un attrait pour la Bretagne lors de ses étés à manger crêpe sur crêpe chez son arrière-grand-mère à Carhaix. Curieux de tout, il n’est pas le dernier pour s'essayer à de nouvelles expériences : des sports, des voyages, de la musique et les bières bretonnes qui fleurissent un peu partout.