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Breizh Style
15 octobre 2015

Trois bretons et un sextant pour traverser l’Atlantique

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C’est en naviguant sur les réseaux sociaux que nous sommes tombés sur le projet de ce trio d’aventuriers. Du haut de leurs 24 printemps Thomas, Louis et Benjamin ont les idées complètement à l’Ouest !

Un ancrage familial qui se trouve entre Rennes et Saint-Malo, une amitié datant du collège et une soif d’exploration bien iodée vont mettre en lumière un projet qui a le vent en poupe :

« Traverser l’Atlantique, à la voile, sans les outils de navigation contemporains ! »

À l’ancienne donc. Le périple de plus de 3500 miles (6500 kilomètres) se réalisera au sextant et à la lecture des étoiles. Exit l’électronique et le numérique, les trublions vont devoir opter pour la navigation astronomique ! Mais que se cache-t-il derrière cette technique ancestrale, pourtant digne des nouveaux scripts de Star Wars ?

Cap vers la navigation astronomique

Depuis la nuit des temps et dès que l’homme fut en mesure de conquérir les océans, les navigateurs se sont intéressés à l’étude de la position des astres. Car oui, fut une époque où Christophe Colomb et Edward Teach (surnommé Barbe-Noire) n’avaient pas de GPS.

À l’époque, les yeux n’étaient pas rivés sur l’horizon, mais plutôt vers les étoiles. Astronomes et marins se sont très vite aperçus que les astres avaient des mouvements et des positions répétées, régulières et donc prévisibles. Toutes les civilisations (européennes, mais aussi arabes, chinoises, polynésiennes, etc.) ont donc compris qu’ils pouvaient servir de points de repère, et ont développé des méthodes de positionnement et de navigation utilisant les astres.

Et là, on se dit que Monsieur Colomb avait des « cojones » aussi grandes que l’Amérique, pour s’être aventuré avec des méthodes aussi archaïques, dans une partie du globe jusque-là inconnue. Pour notre trio, au-delà des « cojones » le défi s’annonce lui aussi de taille. Pour accompagner nos marins, ils auront à leur disposition un sextant (à lire avec la voix de Denis Brogniart), l’aventure s’annonce palpitante !

Ils l’indiquent eux-mêmes, la traversée sera accompagnée d’une bonne dose de savoir-faire :

« À bord du voilier Liberty Swell, un Bongo de 8,70 mètres, nous partirons de Saint-Malo, traverserons le Golfe de Gascogne, puis ferons escale aux Canaries avant de mettre le CAP À L’OUEST, direction : les Antilles ! C’est un challenge unique que nous souhaitons relever avec l’esprit pionnier. Au plus près des éléments, nous ne pourrons nous fier qu’aux astres et au bon sens marin. »

Pour ceux qui ne connaissent pas l’usage de cet outil, voici une vidéo (bien vintage elle aussi !) qui reprend les rudiments de son utilisation :

Au-delà de ce challenge technique qui a fière allure, c’est aussi un bon moyen de sensibiliser les plus jeunes sur un registre écologique. D’ailleurs, l’équipage de Port d’Attache s’était posé la question d’un mode de transport plus respectueux de notre environnement, dans un monde où consommation décadente et rapidité des échanges vont de pair (retrouvez un début de réponse via notre article sur l’initiative brestoise TOWT).

Sextant sensibilisant que l’on devient grand

Une corde supplémentaire vient rejoindre l’attirail déjà bien complet du projet CAP À L’OUEST, celle de l’enseignement. Un partenariat avec deux collèges est prévu pour sensibiliser les plus jeunes aux enjeux écologiques maritimes, par le biais d’ateliers en compagnie de l’équipe du projet. Une classe verte n’aura jamais aussi bien porté son nom et permettra peut-être d’éveiller certaines vocations sur cette future génération. Comme quoi, nous sommes loin d’être les seuls à trouver cette idée à la fois téméraire et pédagogique.

Projet "Cap à l'Ouest"

Projet "Cap à l’Ouest"
« D’ores et déjà soutenus par de nombreux partenaires locaux, et parrainé par le navigateur Yvan Bourgnon qui vient d’achever un tour du monde à la voile sur un catamaran de plage, nous sommes désormais dans la dernière ligne droite et avons besoin d’un dernier coup du destin pour faire virer notre projet vers le bon cap. »

Oui vous avez bien lu, le parrain officiel de nos jeunes entrepreneurs n’est autre que Yvan Bourgnon ! Skipper professionnel et spécialiste de la navigation astronomique. Pour ceux qui s’interrogent devant leur écran, voici quelques lignes sur l’homme en question : Yvan Bourgnon au milieu du Pacifique.

Outre la préparation physique qui prend du temps, la question du matériel énergétique adéquat se pose aussi. C’est justement à ce niveau que Thomas, Louis et Benjamin sollicitent votre aide :

« Les principaux sponsors désignés, il reste encore de la place pour les petits contributeurs au grand coeur ! »

Entre pack hydrogénérateur, panneau solaire, spi et dessalinisateur ce n’est pas moins de 10 000 euros qui sont encore à rassembler. Tout comme l’équipage Port d’Attache, venez soutenir cette idée novatrice ! Pour en savoir plus ça se passe sur leur compte KissKissBankBank.

Un voyage par l’océan Atlantique

Nous espérons réellement que le concept CAP À L’OUEST viendra à se concrétiser, lui dont l’aventure humaine vient se coupler au challenge sportif. Expérience conciliant techniques de navigation rudimentaires et bateau moderne, véritable croisement entre deux époques. L’art de la débrouille, il va falloir en abuser messieurs et l’expression « avec les moyens du bord » va prendre tout son sens au cœur de votre épopée. Bon vent les gars !

Pour mettre le cap avec eux, c’est ici.

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Simon

Simon est le capitaine qui aime jouer avec les mots. Après ses études dans le commerce et les finances il conserve cette attirance pour les joutes verbales. Curieux et engagé, il a toujours son avis à donner. Sa philosophie est simple, mieux vaut danser sous la pluie plutôt que d'attendre le soleil.