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Breizh Style
05 avril 2016

Un breton à l’assaut de la BARKLEY, l’ultra trail le plus hard du monde

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Coureur du dimanche ou accroc du jogging le long de nos 1 200 km de côtes bretonnes, la Barkley ca ne vous parle pas ? Rien d’étonnant, cette course est tout sauf dans la norme. Ici, pas de vidéo teasing avec des milliers de participants au départ qui en met plein la vue ni de site internet pour s’inscrire. Bien des secrets entourent cette épreuve sportive…

La Barklay, la course qui rend fou

Alors, la Barkley c’est quoi ? Tout simplement 5 boucles de 32 km (160 km) à couvrir en moins de 60 heures (12 heures par boucle) avec une boussole et une carte sur laquelle sont notés les points de passage. Autant vous dire que :

Votre niveau en orientation doit être plus solide que celui d’un bigorneau.

Vos souvenirs de courses d’orientation du collège vous reviennent en tête ? Fini la nostalgie ! Ici ni sentiers, ni balisage, exit les poinçonneuses fluos suspendues à des drapeaux.

À chaque point de passage se trouvent des livres aux titres plus qu’évocateurs : « Oh No! We’re Gonna Die » ou encore « No Time for Tears ». Chaque concurrent doit déchirer et rapporter les pages correspondant à son numéro de dossard pour valider sa boucle.

Laz vs. George R R Martin

Laz vs. George R R Martin

À noter que l’organisateur nommé Laz, pourrait être un parent de George R R Martin (auteur de Game of Thrones), tant physiquement que dans sa jouissance à ne voir que peu de personnes franchir la ligne d’arrivée de son parcours du combattant. Car oui, depuis que la course a commencé en 1986 dans le Tenessee, seuls 14 coureurs sont venus à bout de cette épreuve et de ses 18 000 mètres de dénivelé pour plus de 1 000 participants.

Un breton qui a le goût du risque

Christophe LEMUR, notre valeureux costarmoricain s’est lancé dans cette périlleuse épopée après un entraînement titanesque sur le sentier des douaniers de la côte Bretonne.

Le jeune professeur de mathématiques n’en était pas à son coup d’essai en matière d’orientation et de dépassement de soi. En 2009, il traversait déjà l’Atlantique à la rame en 43 jours, dans un bateau construit de ses propres mains. Une fabrication maison dans le jardin de ses parents à La Méaugon près de Saint-Brieuc.

Le 4 avril, il s’est lancé à l’assaut du relief du Tennessee pour pas moins de 11 heures de course effrénée. Mais c’est la nuit qui aura finalement raison des efforts de notre champion, l’empêchant de trouver le cinquième livre nécessaire pour valider sa boucle.

Ne pas trouver tous  les livres dans les 12 heures signifie la fin de la course pour cette année. Une fois la déception passée une autre épreuve attend la majorité des coureurs : le retour au camp.

A bout de force Christophe a prit sous son aile une coureuse finlandaise que la Barkley avait également désorientée. Il nous fait une rapide description de cette ultime effort sur sa page facebook :

« Nous étions à l’autre bout du parc sans possibilité de retour direct vers le camp. Une météo avec un vent violent faisant descendre la température en dessous de zéro ( certains parlaient de -10°), une fatigue pour elle et moi, l’obligation d’une ascension que seule la Barkley propose pour passer la vallée, nous ont décidé à trouver un endroit sûr pour pouvoir nous reposer avant de repartir pour le camp. »

Port d’Attache salue le courage et la ténacité du Professeur LEMUR. Nous ne doutons pas que le récit de cette expérience fascinera ses élèves en espérant quelle éveille des vocations.

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Hugo

Un rêveur aux yeux impassibles et fixés sur l'horizon, mais dont les pieds sont bien ancrés sur terre. La Bretagne coule depuis toujours dans ses veines, lui qui est issu d’une famille de l’océan : petit fils de marin et arrière petit-fils de gardien de phares.