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Breizh Style
24 octobre 2015

Binz Market – Partie I : L’appel du Grand Large

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C’est en plein cœur d’une semaine à la cadence folle que notre équipage a réceptionné un mail fort sympathique. Celui de l’association Connie’s Pressing nous invitant à la troisième édition du Binz Market. Notre capitaine d’abord étonné, fait danser ses doigts sur le clavier en quête d’une réponse à notre soudaine curiosité. Nous voilà dans la peau d’un Columbo 2.0, armé de sa fidèle connexion internet pour remonter les traces de ce rendez-vous fêtant déjà sa troisième bougie.

C’est quoi ce Binz Market ?

Quelques minutes suffirent pour rassembler les pièces du puzzle nécessaire à la compréhension de ce drôle de marché :

« Le Binz Market n’a rien de conventionnel, ce n’est ni un marché de créateurs, ni une foire, ni un salon.

Un rendez-vous éphémère des passionnés de design, de créations, d’art, de découvertes culinaires et musicales.

Le Binz a pour volonté d’amener les nouveautés, les tendances et souhaite mettre en avant la nouvelle génération d’artistes !! C’est du made in France et plus particulièrement du made in Bretagne.

Pour vous, visiteurs, le Binz Market vous donne l’opportunité de passer un moment convivial dans une ambiance fun et détendue ! Vous pourrez y découvrir des nouveautés, chiner entourés d’œuvres d’art tout cela en musique ! »

Molo l’asticot ! Un endroit où on peut à la fois chiner, découvrir et manger made in BZH ? D’un élan uniforme le trio que nous sommes fut immédiatement piqué à vif par cette alléchante invitation à la culture. Index, majeurs et annulaires pianotent avec entrain pour répondre favorablement à l’attention du jour. Puis… Silence radio ! C’est que l’association doit être dans le jus. Tant pis, avec les gars on ne se démonte pas puisque le concept nous plaît. Nous irons à la conquête de cet évènement éphémère, dont le lieu dévoilé au dernier moment pimente davantage l’idée.

Un rendez-vous au Grand Large

Escale à Brest, nous voilà au port devant l’immense bâtiment du Grand Large avec le ventre vide. D’abord, nos regards se concentrent sur l’entrée de ce cabinet des curiosités, puis vient le tour des gargouillis dans nos ventres. Non pas par stress, ce n’est pas notre genre ! Mais la faute de ce Food Truck qui dégage une douce odeur de hamburgers et posté fièrement devant l’antre de ce Binz. Pour faire virer de bord et mettre aux oubliettes notre plan A, le nom de cette carriole ne pouvait être que : Le Plan B.

Des produits locaux et une carte qui vous fait saliver en pleine file d’attente. Bref, recette gagnante pour ce duo fun et pro. Deux BZH et un Bombay plus tard, nous voilà rassasier pour attaquer une demi-journée avec enthousiasme. La casquette du Columbo 2.0 laisse alors place à celle du Marco Polo de salon.

Stab l’inventeur fou

Une dizaine de pas plus tard, nos âmes d’enfants ressurgissent lorsque apparaît un meuble étonnant. Il trône en plein passage, comme pour annoncer la couleur aux curieux du jour. D’apparence archaïque, un écran aussi vieux que nos grands-mères domine le meuble de bois. Une manette retravaillée dans le même style clignote, l’appel du 8-BIT ne se fait pas prier et c’est d’une poigne ferme que nous nous emparons de la console d’arcade. Nous sommes dans l’espace sur fond de musique Star Wars, tirant des lasers sur ce que nous pensons être des hitlériens. Les points montent et l’espace d’un instant on en oubli le passage fréquent. L’esquisse d’un rire accompagnateur se laisse entendre dans notre dos :

« Le plus ironique dans tout ça, c’est que j’ai présenté ce jeu pour la première fois en Allemagne. Et ça leur a plu ! »

Surpris on se retourne tout en bénissant du regard l’inventeur fou de cette machine sortant d’un livre de Jules Verne. On discute, on s’intéresse à son travail, l’artiste s’appelle Stab et se présente comme Collagiste :

« Collagiste au départ c’était pour le fun, ce n’est qu’ensuite que j’ai su que ça existait réellement ! »

Seulement quelques pas dans le bâtiment du Grand Large nous suffirent pour tomber sous le charme des collages, tous aussi étonnant les uns que les autres. Le mieux, c’est de laisser le principal intéressé vous donner l’envie de découvrir son style :

« Manipulateur d’images, colleur de rue, peintre sur sacs vomitoires, Stab se plaît à détourner les icônes anciennes ou modernes pour faire rire, pour faire réfléchir, pour caresser l’oeil, ou pour rien du tout. Il découpe et colle papier ou pixels, transforme l’un en l’autre et l’autre en l’un, marie au fer à souder art sacré et esthétique publicitaire, met des monstres méchants dans des gentilles familles ou l’inverse, et parfois, vous placarde ça en bas de chez vous sans vous demander votre avis. »

Le Binz Market commence sur une bonne note et on décide alors de gambader dans la salle principale, annoncée dans une atmosphère underground. On se faufile parmi la foule, des créations riches et variées arpentent les mûrs du marché. Les recoins où se posent nos regards deviennent un à un des vitrines savamment placées. Nous nous frayons un chemin dans le couloir escarpé au bout duquel nous entendons les platines rugir. De la deep house vient caresser nos esgourdes, Saul ambiance la galerie.

Chargement de la salle Underground en cours, la suite dès demain !

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Simon

Simon est le capitaine qui aime jouer avec les mots. Après ses études dans le commerce et les finances il conserve cette attirance pour les joutes verbales. Curieux et engagé, il a toujours son avis à donner. Sa philosophie est simple, mieux vaut danser sous la pluie plutôt que d'attendre le soleil.